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Un nouvel ouvrage, une nouvelle ère

ancien et nouveauLa rentrée 2016 va ouvrir une nouvelle ère pour St Thomas d’Aquin.

La précédente, longue de 15 années, s’est terminée par d’excellents résultats au bac (100% de reçus avec 83.22% de mentions) et au brevet (100% de reçus avec 80% de mentions).

La communauté que j’ai dirigée pendant cette période s’est attachée à perpétuer les valeurs dominicaines des fondatrices : vérité, liberté, joie, mais aussi la valeur travail apparemment un peu perdue de vue par notre société. Cela ne signifie pas que tout s’est fait sans anicroches, sans faiblesses. Mais que l’idéal qui a présidé à la création puis au développement de l’établissement a été porté fidèlement par des personnels, des professeurs, des familles et des élèves. Car ceux-ci ne sont pas que des apprenants ou des êtres en devenir mais aussi des membres à part entière de notre territoire d’humanité qui contribuent à leur niveau à son harmonie.

Durant ma mission ici, nous avons choisi de mettre en œuvre un thème d’année qui nous unit dans la volonté d’aller de l’avant, de la rentrée à la sortie des classes. Respect, silence, solidarité, humilité, sens de l’effort, rayonnement, honnêteté et droiture, simplicité ont été quelques-uns de ces thèmes destinés à construire ensemble un monde un peu meilleur.

Et la nouvelle ère, alors ?

Elle commencera en septembre par l’arrivée d’un nouveau chef d’établissement, M Xavier Inchauspé, actuel directeur du lycée Villa Pia de Bayonne. Rompu aux mystères et délicatesses du monde de l’éducation, il commencera son mandat avec le nouveau thème choisi au printemps, celui de la coresponsabilité.

Cette notion chère aux dominicains vise à faire prendre conscience aux élèves qu’ils sont coresponsables des autres : ainsi, le travail en classe, l’implication dans ses études, qui font avancer tout le groupe, la propreté des locaux, le respect du matériel qui favorisent le bien-être et l’environnement, l’entraide, la solidarité avec le Pakistan ou la participation aux actions de développement durable sont des exemples où l’on voit que l’on dépend de l’autre, que l’on peut quelque chose pour lui, que chaque acte que l’on pose a des conséquences sur le reste du groupe et qu’il faut donc le  faire bien, en pensant aux autres, au bien de tous. On doit pouvoir compter sur l’autre comme l’autre sur nous. Pas seulement par bonté d’âme, mais déjà par conscience de notre dimension collective. Sinon par le cœur, au moins par la raison.

Ainsi se poursuit l‘ouvrage, même dans une nouvelle ère : les uns partent, les autres arrivent, mais toi + moi + nous, prenons soin du bien de tous.

J Hourcaillou