Un manifeste vient de paraître. Il s’intitule « Nos enfants, l’urgence d’agir », il est coécrit par Isabelle Carré et Delphine Saubaber. Il porte en lui quelque chose de précieux : les textes d’élèves dont certains de notre collège.
Des textes écrits lors d’ateliers d’écriture, alors qu’ils étaient en sixième. Des textes qui n’ont pas été commandés, corrigés ou notés mais qui ont émergé d’un espace de liberté, d’un temps accordé à l’imaginaire et à la pensée personnelle.
L’atelier d’écriture : un espace pour se trouver
L’écriture créative pratiquée dans ces ateliers n’a rien à voir avec la dictée ou la rédaction imposée. Elle ne juge pas, elle ne contraint pas. Elle invite. Elle propose un point de départ, une image, un mot, une question et laisse chacun aller là où sa pensée le mène.
C’est dans cet espace que quelque chose se passe. La pensée se déploie, elle prend forme, elle trouve une cohérence qu’elle n’avait pas encore. On se réconcilie avec son propre imaginaire. On sympathise avec les mots. On découvre qu’on a, soi aussi, des choses à dire, des choses qui méritent d’exister sur une page.
Le thème qui animait ces ateliers était celui du « monde de demain ». Et les textes qui en sont issus témoignent d’une lucidité, d’une sensibilité et d’une force que l’on n’attendait peut-être pas de jeunes de onze ans. Certains de ces élèves ont eu la chance de lire leurs textes lors d’une lecture publique à Paris, une expérience fondatrice, qui a confirmé à quel point la parole des enfants mérite d’être portée, partagée, entendue.
« Nos enfants, l’urgence d’agir » est un manifeste pour l’écriture vivante. Pour les espaces qui permettent à une voix de se former. Pour les adultes qui croient que ce que les enfants pensent du monde compte.
Merci à Isabelle Carré et Delphine Saubaber d’animer ces ateliers et surtout de mettre en lumière la voix de nos enfants.
EcoleDirecte